[Corse-Matin] Corte : De nouvelles aides pour soutenir les entreprises rurales en difficulté

[Corse-Matin] Corte : De nouvelles aides pour soutenir les entreprises rurales en difficulté

L’objectif : tenter d’apporter des solutions sur-mesure à des cas particuliers. Lundi matin, dans les locaux de la CCI, une réunion – conjointement organisée par la CCI, l’Adec et la chambre des métiers, en présence de la Cadec – offrait aux professionnels de découvrir de nouvelles aides « permettant d’anticiper, de prévenir ou bien encore de résoudre les éventuelles difficultés » des petites entreprises.

Cinq professionnels du Centre Corse ont répondu à l’appel dans l’espoir de se voir apporter des réponses concrètes. Côté établissement bancaire, deux représentants de la Société Générale ont également participé à cette réunion d’information. « Dans des cas particuliers, comme pour des intempéries par exemple, la CCI déclenche une cellule de crise avec l’Adec, afin que des aides soient accordées dans l’urgence pour permettre aux commerces de rouvrir dans les plus brefs délais » remarque Guitou Giovanni, président de la commission commerce rural de la CCI 2B.

Diagnostic personnalisé

« Pour des entreprises en situation de difficulté, nous proposons un diagnostic partagé avec la CCI. note Xavier Pieri, de l’Adec. « Un diagnostic gratuit et confidentiel, qui peut se réaliser dans les antennes locales de la CCI, comme à Corte », complète Élisa Martelli, conseillère d’entreprise à la CCI 2B*. Un accompagnement effectif dans de nombreux cas, tant que les difficultés sont « conjoncturelles » et non « structurelles ». Pour ce faire, la Cadec dispose de plusieurs leviers (voir par ailleurs).

L’occasion pour les professionnels d’aborder leurs difficultés « Cela fait 43 ans que fais du tourisme, explique Santu Casanova, propriétaire d’un camping. Avant de commencer la saison, je dois dépenser 50 000 € ! Ce n’est pas de l’investissement, c’est pour ouvrir. » Élisa ‘Martelli lui a proposé de faire un diagnostic.

Rachel BuItey, qui gère un hôtel dans la Restonica avec sa sœur, a dû recourir à une hypothèque de 200 000 € pour réaliser des travaux dans l’établissement : « Nous avons dû attendre 2 mois et demi pour avoir le prêt. Les travaux duraient quatre mois. Nous avons dû ouvrir, 3 semaines en retard à cause des délais administratifs déplore-t-elle. « Certains délais sont incompressibles », admet François Alessandri, de la Cadec. Fabien Bastiani, garagiste à Ponte-Leccia, a quant à lui des difficultés pour passer la main à son neveu « Je n’ai pas pu me porter garant pour lui, explique-t-il. Alors que j’ai trois employés et un chiffre d’affaires en hausse ! » François Alessandri proposait à son neveu de prendre rendez-vous avec lui pour étudier les aides possibles. « Je n’ai besoin que d’un taux à 0 % ! « , lance avec humour Antoine Campocasso, qui tient un commerce d’électroménager.

Si les différents acteurs de ces dispositifs admettent qu’ils ne peuvent pas intervenir « dans tous les cas », de nombreuses possibilités existent pour soutenir l’activité économique rurale. Encore faut-il savoir sur quel levier appuyer. D’où l’utilité d’un diagnostic.

*Pour réaliser un diagnostic, vous pouvez prendre rendez-vous avec la CCI au 06.18.12.54.57 ou au 04.95.54.44.98 ou la chambre des métiers au : 04.95.32.83.05. infos sur www.ccihc.fr.

Cadec : les aides

  • Avance remboursable de trésorerie : destinée à des TPE entre 5 000 et 40 000 €. Taux : 0 %.
  • Avance remboursable classique : destinée aux TPE-PME, via un programme d’investissement (avec une banque), entre 10 000 et 200 000 €. Taux : 0 %.
  • Prêt participatif tourisme : transmission des entreprises du secteur hôtelier dans le rural (TPE-PME) entre 10 000 et 200 000 €. Taux : Euribor 12 mois + 1 %, plancher 1 %.
  • Avance remboursable tourisme : établissements hôteliers ou plein air bénéficiant de classement, 15 000 à 200 000 € à0%.
  • Contre garantie Cadec : crédit (TPE-PME) pour la création, reprise et développement, 70 000 €.
  • Crédit-bail immobilier : TPE-PME, programme d’investissement sur l’acquisition, la construction, la rénovation d’ensemble immobilier, entre 200 000 et 800 000 €–. Taux : selon le marché.

B.I.-L