[La Lettre] Un rythme de croisière très soutenu…

[La Lettre] Un rythme de croisière très soutenu…

Après la « traversée » du désert… 

L’activité croisière a connu un regain de dynamisme dans tous les ports de Corse malgré des contraintes sanitaires toujours élevées. Les perspectives pour 2022 sont encore plus prometteuses…

Après une reprise éphémère à l’été 2020 suivie, à nouveau, d’une longue parenthèse, les navires de croisière ont finalement été autorisés à accoster dans les ports français au 1er juillet dernier, bridés par de solides filins sanitaires nationaux et mondiaux. La reprise s’est effectuée par étapes dont la première, très restrictive dite de « bulle sanitaire », était assujettie à des débarquements limités aux seuls passagers excursionnistes dûment vaccinés, encadrés et tracés par les compagnies. Des applications de traçage permettant, le cas échéant, d’isoler immédiatement un passager potentiellement infecté et ses cas contacts, chaperonnés et soignés par des cellules médicales embarquées. En renfort, les équipes opérationnelles portuaires de la CCI Corse, en partenariat avec les services de l’Etat et les agents maritimes, ont oeuvré pour donner à chaque étape (débarquement, départs et retours en excursions, réembarquement) un cadre de sécurité sanitaire optimal, tant pour les passagers que pour les ressortissants locaux. 

Grâce à toutes les précautions prises, la croisière aura été le moyen le plus sûr de voyager en 2021 !

En Méditerranée, la Corse tire son épingle du jeu

Malgré des mesures draconiennes, c’est dans un contexte serein que s’est opérée la reprise de l’activité croisière dans les ports de Corse qui ont enregistré quelques 207 escales de navires : 110 en Corse-du-Sud et 97 en Haute-Corse. La fréquentation globale a franchi, mi-octobre, le cap des 37 000 passagers : plus de 25 000 dans les ports de Corse-du-Sud (dont 18 000 pour le seul port d’Ajaccio) et plus de 12 000 dans les ports de Haute-Corse (dont 4 300 pour le port de Bastia). Ainsi, la commercialisation de la destination Corse reste très dynamique, tirant son épingle du jeu en Méditerranée où les escales concurrentes sont légion. L’activité croisière a drainé une clientèle estivale exclusivement européenne, voyageant sur des compagnies toutes positionnées sur le segment « luxe » avec des navires de petites capacités. On retrouve principalement une clientèle française sur les compagnies Croisieurope (Ponant, Club Med), allemande (Sea Cloud, Happag Lloyd) ou encore nordique sur Seadream (Norvège, Suède, Finlande). Enfin, des navires-charters, souvent privatisés ont opté pour des itinéraires thématiques haut de gamme tels que le golf. 

En Balagne et à Ajaccio, la fin de saison a repris des allures plus internationales avec notamment les premières escales des compagnies anglaises (Marella et Noble Caledonia) et américaines (Princess Cruises, Seabourn, Mystic, Windstar). 

Les protocoles sanitaires appliqués par les compagnies variaient en fonction de la capacité des navires. On aura observé que les restrictions imposées sur les grandes unités généraient un taux de participation très supérieur aux excursions. De manière plus globale, les tour-opérateurs spécialisés ont tissé une toile élargie pour proposer plus de produits d’excursion et répondre à de nouvelles attentes, misant notamment sur les activités nature et de plein air en prenant soin d’éviter la sur-fréquentation de sites emblématiques. Aujourd’hui, et malgré des mesures plus flexibles, le niveau de participation reste encore supérieur à 50 % sur des tours de demi-journée, laissant aux croisiéristes l’opportunité de retrouver leurs habitudes de consommation en ville, à la grande satisfaction des commerçants. 

500 escales prévues en 2022

De nombreuses compagnies, clients fidèles ou nouveaux, ont d’ores et déjà affiché leur volonté de revenir escaler dans les ports corses. Tous les grands blasons de la croisière mondiale devraient être à nouveau présents pour les saisons à venir. Malgré la pandémie, les commandes de navires ont été honorées et les armateurs rivalisent d’atouts commerciaux et technologiques pour attirer des clientèles de plus en plus exigeantes. La croisière low-cost n’existe plus, seules les compagnies les plus performantes et les plus innovantes ont survécu à ces deux années d’arrêt. 

La Corse et ses ports d’escales continueront donc le travail engagé pour maintenir et améliorer, dans les règles de l’art, leur niveau et leur qualité d’accueil et de fréquentation, dans ce qui est aujourd’hui l’activité touristique la plus convoitée au monde. Ainsi, pour 2022, près de 500 escales sont prévues dans les ports de Corse. Une programmation record, notamment pour le port de Bastia qui enregistrera le double de sa fréquentation 2019. Une programmation record pour la première année de reprise d’activité dans tous les ports de l’Ile.