[La Lettre] « Une mandature historique »

[La Lettre] « Une mandature historique »

Installation de la CCI de Corse 

Jean Dominici, réélu à l’unanimité, a clairement défini l’enjeu crucial qui l’attend avec sa nouvelle équipe : construire la Corse économique de l’après-crise sur la base d’un nouveau modèle. 

L’installation d’une équipe plus forte, plus jeune, plus motivée que jamais autour d’un président déterminé et expérimenté constitue un tournant décisif, vital même, dans la longue histoire consulaire de la Corse. L’enjeu a été clairement défini par Jean Dominici, réélu par le ralliement unanime de ses pairs : ancrer durablement la CCI de Corse dans le paysage économique et institutionnel de l’île. La confiance sans équivoque manifestée à son égard est la certification que la qualité des résultats dans le soutien aux acteurs économiques et la gestion des concessions ont été à la hauteur de la charge virale : « À chaque problème, nous avons construit une solution, a-t-il dit à la tribune du Palais des Congrès d’Ajaccio, siège de l’assemblée générale d’installation de la CCI de Corse nouvelle version. Et si nous avons pu surmonter tous les écueils, c’est grâce au travail formidable de nos équipes, agents techniciens, cadres et directeurs. Je dois leur rendre aujourd’hui l’hommage qu’ils méritent. » 

Pour autant, il ne s’agit pas de se reposer sur ses lauriers. Au contraire, l’Union consulaire, qui s’apprête à souffler sa deuxième bougie, a un chantier immense devant elle. Mais le taux de participation à l’élection et la première place dans l’enquête de performance nationale OpinionWay, évoquée précédemment, lui donnent des ailes en termes de légitimité et de motivation pour agir. 

« UNE MOBILISATION DE L’ÉTAT PLEINE ET ENTIÈRE » 

« Sans le PGE, sans le Fonds de solidarité ou l’activité partielle, sans l’aide au paiement des cotisations sociales, les dégâts auraient été irréparables. » Jean Dominici a tenu à saluer l’action de l’État à travers les remerciements adressés à son plus haut représentant en Corse, le préfet Pascal Lelarge dont il a loué aussi l’engagement personnel. 

Mais les plus grands espoirs sont encore à venir pour relever ensemble le pari de la relance : « La Corse a un besoin vital de s’inscrire fortement au sein des programmes performants et efficaces que l’État déploie, France Relance en particulier, mais également dans le PTIC et les autres dispositifs qui viennent soutenir l’activité économique. Notre institution est prête à apporter sa contribution comme elle l’a fait pour chacune des mesures du volet défensif qui a si bien fonctionné. » Pascal Lelarge a saisi la balle au bond, promettant à son tour de prolonger « la mobilisation pleine et entière des services de l’État » et un renforcement de leur positionnement avec « une grande ouverture d’esprit ». Le préfet a dit pouvoir s’appuyer sur la CCI de Corse qu’il a félicitée pour son « grand professionnalisme » dans la gestion des ports et aéroports, pour le travail accompli et pour la constitution d’une équipe « jeune et dynamique apte à se projeter vers l’avenir. » 

Les présidents des chambres locales sont bien de cet avis. Dominique Di Menza et Pierre Orsini ont uni leurs voix pour exprimer leur fierté de participer « à ce moment fondateur qui lève un vent de renouveau sur l’institution. » 

Le mot de la fin reviendra à Paul Marcaggi qui, bien qu’ayant choisi de prendre ses distances pour des raisons personnelles, soutient sans réserve la démarche de la mandature : « Le flambeau que je passe est entre de bonnes mains. » 

Gilles Simeoni : « La Corse ne peux pas se passer de sa CCI »

Cette assemblée fondatrice a confirmé les rela-tions privilégiées, fructueuses et durables entre la CCI régionale et la Collectivité de Corse. Ces liens indéfectibles dont s’est réjoui Jean Dominici devront aboutir à la concrétisation institutionnelle qu’autorise la loi PACTE : « La Corse, son éco-nomie, nos ressortissants, ont besoin d’outils simples, rapides et efficaces. » 

Une page blanche à écrire. Par cette expression, Gilles Simeoni adoube le rapprochement qu’il qualifie de « stratégique » pour lequel seront prochainement établi le calendrier et étudiées les modalités : « Nous avons une vision partagée de la Corse, de son développement économique et social. Un développement solidaire, équilibré, durable, soucieux de justice sociale, profondé-ment attaché à l’égalité femmes-hommes. Ce rapprochement sera la traduction de ce que nous sommes historiquement, un peuple insulaire épris d’humanisme et ouvert sur la Méditerranée. » Le président du Conseil exécutif de Corse a exprimé sa reconnaissance pour la logique unitaire, « pas acquise d’avance », dont s’est parée la communauté consulaire, a félicité les élus, « militants infatigables de l’économie », ainsi que l’ensemble des personnels, le directeur général en tête, « pour leur sens hautement élevé du service public ». En Jean Dominici, enfin, il voit « un homme de dialogue, un homme passionné en lequel j’ai confiance à 1000 %. » 

Sur la base de cette confiance partagée, Gilles Simeoni s’engage à ce que les prochains mois soient consacrés à la finalisation du rattachement de la CCI de Corse à la Collectivité territoriale. « Comme partenaire naturel et incon-tournable, comme gestionnaire exemplaire de nos concessions, comme socle solide de compétence et de savoir-faire au service des entreprises et de l’économie, la Corse ne peut pas se passer de sa CCI ». Tout est dit.