Revue de presse

[CORSE-MATIN] L’Ile- Rousse : plusieurs alternants recrutés dans des commerces de la ville

La CCI de Corse et les commerçants de la ville, sous l’impulsion de l’association Compru in Balagna et avec le soutien de la municipalité, proposent aux jeunes de la Mission locale une formation d’un an en alternance pour devenir vendeur ou conseiller commercial.

La perspective d’une formation en alternance pour devenir vendeur ou conseiller commercial prend une tournure très concrète à L’Ile-Rousse. Une dizaine de jours seulement après la présentation du cursus, pas moins de huit candidats ont poussé, hier matin, la porte du « job dating » organisé dans la salle des actes de la mairie.

L’association de commerçants Compru in Balagna est à l’initiative, dans le cadre de sa stratégie de digitalisation du commerce. La Chambre de commerce et d’industrie de Corse assure le volet formation théorique de cette formation diplômante de niveau bac. Les commerçants et artisans de la ville sont donc invités à recruter leur alternant, pour une durée d’un an, avec la promesse d’une aide financière d’État couvrant la quasi-totalité du salaire de l’apprenti, soit 8 000 euros. Enfin, la municipalité de Lisula se veut être un soutien actif en hébergent gratuitement le job dating ainsi que l’intégralité de la formation dans ses locaux du centre Jean-Simi.

Une préparation qui a porté ses fruits

Tous les ingrédients semblent réunis. Les jeunes candidats sont tous inscrits à la Mission locale rurale de Haute-Corse. De jeunes majeurs, âgés de 18 ans à 21 ans, très motivés à l’idée d’acquérir rapidement des compétences professionnelles et d’être rémunérés dans le cadre de leur apprentissage.

Plusieurs entreprises se sont montrées intéressées par le recrutement d’un alternant. C’est le cas du Weldom de L’Ile-Rousse, de l’animalerie Terranimo, du Spar du centre-ville, de la boutique Instant création, de la boutique Verso ou encore de la boulangerie Spiga. Autant de contrats à décrocher. Deux avaient d’ores et déjà été signés, hier midi, au sortir du job dating.

« Les recruteurs ont eu d’excellentes surprises en rencontrant des jeunes motivés, aux profils intéressants, décidés à s’engager dans la vie active et c’est donc de très bon augure pour la formation qui se profile, se félicite Nicolas Costa, recruteur et cofondateur de l’association Compru in Balagna. Les jeunes qui n’auront pas été pris peuvent encore continuer à démarcher de leur côté. Il leur reste un mois pour trouver une entreprise et un maitre de stage avant d’entrer en formation. »

Le directeur de l’enseignement et de la formation à la CCI de Corse, Pascal Agostini, se satisfait également du bilan de la matinée : « Il y a 15 jours, nous étions venus avec le challenge de monter un job dating sur une formation en apprentissage. Des contrats se concrétisent et le groupe Balagne va pouvoir être monté avec 5 à 8 alternants dans les commerces de la ville, cet hiver, avec tout ce que cela comporte comme nouveautés dans la manière de travailler. À présent, aux chefs d’entreprise de se montrer pédagogues et formateurs. »

Le rôle de ces futurs alternants ne se limite pas à de la vente en boutique puisqu’un rôle de commercial itinérant ou encore de conseiller commercial auprès d’entreprises artisanales leur est aussi destiné. En résumé, la formation leur laisse de nombreuses possibilités.

« Nous avons vu plusieurs employeurs qui nous ont proposé plusieurs types de postes ou de formation en alternance », relatent Catherine et Angelina deux candidates. La première a une préférence pour la boutique Instant création, ou alors le Spar, tandis que la seconde a eu un coup de cœur pour l’animalerie.

Leur encadrant à la Mission locale, Antoine Petit, a le sentiment du devoir accompli : « Les candidats ont fait une très bonne impression parce qu’ils étaient préparés à des entretiens d’embauches. Ils se sont renseignés, ils sont donc venus avec du savoir et de l’aplomb. Ils connaissent les bases du monde de l’entreprise, les fautes à ne pas commettre et savent montrer leur motivation. »

La formation de vendeur doit débuter fin novembre.

JEAN FRANCOIS PACELLI

[CORSE-MATIN] De quoi donner des couleurs au tourisme d’arrière-saison

Avant même l’arrivée des premiers estivants, et ce malgré un début de saison timide et une situation sanitaire incertaine, la Corse était présentée comme l’une des destinations phares de l’été. Une saison annoncée comme « cocorico » avec des envies de dépaysement dans la plus proche des îles lointaines. S’il est encore prématuré d’affiner les chiffres, force est néanmoins de constater que la Corse a bel et bien été choisie par des milliers de vacanciers. Les enquêtes d’opinion ont vu juste.

Un mois de juillet « meilleur »

Embouteillages sur les axes routiers les plus fréquentés, plages bondées, file d’attente aux caisses des supermarchés, terrasses prises d’assaut et ports de plaisance complets. Les carnets de réservations en attestent. Lors de cette saison 2021, les touristes, majoritairement français, étaient au rendez-vous de l’été corse.

Certes, le démarrage a été retardé par le contexte mais in fine, une fois le pied posé sur l’île, l’apparition de clusters successifs n’a pas découragé les touristes, ni même ne les a incités à tourner les talons pour d’autres terres moins impactées par le regain épidémique. Ainsi, selon les premiers éléments de l’enquête menée par l’Agence de tourisme de la Corse, plus de la moitié des établissements n’a enregistré aucune annulation en juillet comme août.

À la lecture de leurs premiers chiffres, et sans avoir encore « tiré le Z », près de 66 % des professionnels se disent satisfaits avec un taux d’occupation de l’ordre de 71 % en juillet. Un mois « meilleur » que celui de 2020 pour la grande majorité d’entre eux. Leur degré de satisfaction a grimpé avec les premiers jours du mois d’août. Les hôtels étoilés enregistrent même les taux d’occupation les plus élevés (80 %).

La présidente de l’ATC fraîchement installée, Angèle Bastiani, préfère jouer la carte de la prudence. Elle observe les chiffres sans les commenter. Elle peut d’ailleurs noter la progression de l’aéroport Sainte-Catherine de Calvi, équipement déterminant pour son territoire, qui au coeur de l’été a connu une progression de la fréquentation de 42 % par rapport à 2020 et, à quatre petits points près, a retrouvé les taux de 2019. Un temps où la Covid n’était pas encore passée par là… Mais l’élue semble vouloir laisser passer les premiers jours de septembre pour annoter les résultats.

En septembre aussi, la tendance est à la « dernière minute »

Les arrivés de ce week-end donnent d’ailleurs à penser que la saison n’est pas terminée (voir par ailleurs). Le rush est passé certes, mais l’arrière-saison pourrait faire rêver de doux jours à venir. Mais septembre affiche la tendance « de dernière minute », de quoi corser les prévisions.

« On observe une certaine appétence pour la destination mais en parallèle, il y a une crainte de la clientèle. Au moment de réserver, une fois sur deux, il y a un questionnement sur les conditions d’annulation ou de remboursement en raison des conditions sanitaires. Et cela a forcément un impact », souligne Bernard Giudicelli, président de l’UMIH Corse qui ne peut s’empêcher de se remémorer septembre 2020 et le placement de la Corse en zone rouge. « On avait alors connu une fin de saison en queue de poisson avec les liaisons avec le nord de l’Europe interrompues. »

Les clientèles suisse, autrichienne, belge et luxembourgeoise notamment, sont très attendues à l’aube de l’arrière-saison, dans les ports comme dans les aéroports de l’île. Raison pour laquelle les chambres consulaires ont misé sur le maintien des liaisons internationales pour séduire ces voyageurs qui ont fait défaut cet été. Toujours selon les données ATC, seulement 11 à 13 % d’étrangers ont choisi de passer leurs vacances en Corse contre 30 % habituellement. Un recul qui s’illustre aussi par la baisse de près de 9 % enregistrée par la compagnie maritime Corsica Ferries au coeur de l’été. Feront-ils partie dès lors des voyageurs attendus à l’arrivée ce week-end ?

Les acteurs du tourisme veulent y croire et les opérateurs espèrent même rattraper l’avant-saison en jouant les prolongations jusqu’à octobre. « L’idéal serait même de maintenir une activité jusqu’aux vacances de la Toussaint, assure Luc Bereni, président du directoire d’Air Corsica qui reconnaît que désormais, les voyageurs réservent seulement quinze jours avant leur vol. Le premier atterrissage du charter en provenance de Copenhague hier, sur le tarmac de Bastia-Poretta, vol repoussé depuis le printemps, est le signe d’un redémarrage européen. Dans cette perspective, les vols avec la Belgique comme l’Autriche sont maintenus pour encore deux mois, histoire de donner des couleurs au tourisme d’arrière-saison. Toutes les nouvelles lignes ouvertes au national sont également poursuivies avec au total 37 lignes régulières opérées. « L’offre nationale hors OSP est de 74 297 sièges soit 16 % de plus qu’en 2020 et c’est même en croissance de 5 % par rapport à l’année référence de 20191 », glisse Chantal Boquel en charge du marketing & promotion manager à l’aéroport de Bastia.

Prévisions d’une arrière-saison « prometteuse »

Côté mer, les prévisions de la première quinzaine de septembre laissent augurer « une arrière-saison prometteuse » constate Marie-Madeleine Guidicelli-Poletti, coordinatrice générale des ports, à la lecture des 682 000 sièges offerts, toutes destinations confondues sur la période. « Ce qui correspond à 72 000 sièges supplémentaires soit +12 % par rapport à l’an passé sur l’ensemble des ports ».

Les registres de réservations ouverts, les professionnels évoquent pour l’heure une hausse de 25 %* par rapport à 2020.

Avant le temps de la Covid, la Corse comptait près de 700 000 touristes entre les mois de septembre et d’octobre, principalement des couples sans enfant et des retraités. Entretiendront-ils l’engouement pour la destination passé l’été ? La politique touristique de l’île qui vise à rallonger la saison commencera-t-elle à porter ses fruits ? Réponses dans quelques semaines à condition, selon les professionnels, que « la situation sanitaire reste stable ».

* Données ATC

JULIE QUILICI-ORLANDI

[CORSE-MATIN] Une convention lie la CAB et les chambres consulaires

Beaucoup de présidents avant lui en ont rêvé, mais finalement Louis Pozzo di Borgo l’a fait. En réunissant hier autour de la table Jean-Charles Martinelli, président de la chambre des métiers de Corse, et Jean Dominici président de la CCI de Corse, le président de la communauté d’agglomération de Bastia leur a fait signer une convention opérationnelle qui lie désormais les trois institutions.

Dans les tout nouveaux locaux de la Cab, les trois hommes ont donc paraphé un texte qui engage Cab, CCI et CMA dans une démarche commune pour « éviter les logiques de concurrence entre les différents acteurs autour de cette table ».

Un texte qui, comme l’a rappelé Louis Pozzo di Borgo, « permet d’acter des choses qui sont déjà mises en route. » Jean Dominici a pris ensuite la parole pour confirmer que cette convention « s’inscrit dans la feuille de route tracée par la Collectivité de Corse au travers du schéma régional de développement économique (SRDE2I) ».

Le président de la CCI de Corse a indiqué également que « les axes de coopération sont nombreux, parfaitement intégrés et complémentaires pour venir en appui aux porteurs de projets de création, de développement à la reprise d’entreprise ou la transmission ».

Une première régionale

Enfin, Jean Dominici a souligné que « cette première convention du SRDE2I va sans aucun doute propager son modèle en direction des autres établissements publics de coopération intercommunale de l’île pour avoir une couverture optimale de tous les territoires dans les mois qui viennent. Nous allons dorénavant faire mieux, nous allons faire plus, nous allons faire ensemble. »

Pour le président de la chambre des métiers, Jean-Charles Martinelli, cette convention va permettre de mieux « accompagner les 2 300 ressortissants de notre chambre qui sont sur tout le territoire de l’agglomération bastiaise dans les différentes démarches qu’ils auront à accomplir. Elle a toute sa place dans le projet que je veux défendre pendant ma prochaine mandature à la tête de la CMA régionale. Si demain je suis élu, je souhaite aller dans tous les territoires de Corse et j’envisage notamment de déployer des CFA en Balagne ou dans le Cortenais. »

Un satisfecit général renforcé par Louis Pozzo di Borgo qui a tenu à mettre en avant les atouts de l’agglomération bastiaise et notamment les champs d’action nombreux de la Cab que sont « l’aménagement du territoire et la fin de la structuration de la ZAE de Furiani, mais aussi le soutien à l’emploi avec notamment l’école de la deuxième chance ou encore Avia, l’attractivité du territoire avec l’office de tourisme ou encore la redynamisation des quartiers. Tout cela pour dire que nous pourrons avec cette convention bâtir des actions pour favoriser l’emploi, soutenir la formation et améliorer les compétences de nos entreprises. »

Les bonnes intentions sont là entre les chambres et la Cab, il ne restera plus qu’à les concrétiser par des actes.

Y.M.

[CORSE NET INFOS] La CAB, la CCI et la CMA main dans la main pour le développement économique du territoire

 

La convention d’animation économique territoriale signée ce jeudi 29 juillet à Bastia entre la CAB (Communauté d’Agglomération de Bastia), la chambre de métiers et de l’artisanat de Corse (CMA) et la chambre de commerce et d’industrie régionale (CCI) rassemblera les trois entités pour une coopération opérationnelle et adaptée au territoire. Une première qui vise à éviter les logiques de concurrence pour développer au mieux l’action économique.

Synergie et complémentarité. Les deux mots à retenir de la signature de la convention d’animation économique territoriale signée ce jeudi 29 juillet à Bastia entre la CAB, la chambre de métiers et de l’artisanat de Corse et la chambre de commerce et d’industrie régionale.
Les trois présidents étaient réunis le matin même au siège de la CAB pour contractualiser ce qu’ils définissent comme « l’harmonie des entités pour un meilleur travail ». Au-delà de l’aspect purement local, cette signature intervient dans la droite lignée de la feuille route tracée par la Collectivité de Corse au travers de son Schéma Régional de Développement Economique (SRDE).

Apporter des réponses ciblées

« Grâce à cette coopération nous allons pouvoir partager nos informations et savoir où agir, quand et qui doit le faire » précise le président de la CAB Louis Pozzo di Borgo.

Mais au-delà du partage des données et des tâches c’est la précision des actions menées qui est en jeu.

Apporter des réponses concrètes à des problèmes ciblés sans avoir besoin de passer par l’échelon supérieur, l’échelon territorial. « Nous n’aurons plus besoin d’attendre l’agence de développement économique de la Corse pour certains projets, même si nous restons partenaires pour beaucoup d’autres ».

C’est ainsi replacer la CAB dans son rôle d’aménageur économique du territoire.
Pour autant, les trois institutions ne seront pas pieds et poings liés face à une hypothétique validation de chacune d’entre elle : « Il y aura des concertations sur certains projets et si une des chambres consulaires ne veut pas ou ne peut pas participer à tel ou tel projet elle sera libre. Il en sera de même pour la CAB. Nous ne sommes pas soumis à une majorité de validation pour lancer un projet » explique Louis Pozzo di Borgo.

Et dans les faits, cela se démontre. La fabrique à projets Avvià, ouverte le premier juin dernier au 3 cours Favale à Bastia, en est un exemple. Elle est le fruit d’une coopération entre la CAB et la CCI.

Différentes mais complémentaires

« Les trois entités ont des missions et des outils différents mais sont complémentaires » pour le président de la CMA Jean-Charles Martinelli. Une complémentarité au service d’un partenariat efficace pour l’artisanat qui ravit le président de la CMA qui parle « d’un signal fort envoyé aux ressortissants du territoire de la CAB ».

Pour lui, les 2 300 entreprises d’artisanat présentent dans la zone d’action de la CAB n’en seront que renforcées.

Pour Jean Dominici, président de la CCI de Corse : « les actions qui seront développées viendront concrétiser nos réponses aux différents éléments de diagnostic par l’adaptation de nos offres de services respectives ».

Eviter les logiques de concurrence

La signature de cette convention rassemblant un EPCI (établissement public de coopération intercommunale) et deux chambres consulaires est « une première en Corse » selon Louis Pozzo di Borgo.

Une avancée importante « quand on sait que les EPCI vont étoffer leurs missions ces prochaines années » pour Jean-Charles Martinelli.

Pour tous, nul doute que cette première fera des émules. Une première qui place les trois institutions sous un même toit, en évitant les logiques de concurrence pouvant bloquer le développement du territoire. Logique qui n’a pas toujours été d’actualité à Bastia.

Pierre-Manuel Pescetti

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[CORSE-MATIN] Transavia étend ses services au départ de la Corse

La compagnie aérienne Transavia va proposer des liaisons entre deux aéroports insulaires et les villes de Montpellier et Nantes durant les vacances scolaires. L’entreprise organise déjà des vols au départ et à destination des quatre aéroports de l’île depuis le début de la saison.

Lors d’une conférence de presse organisée hier à la chambre de commerce et d’industrie (CCI) à Bastia, la compagnie aérienne low cost Transavia réaffirme sa volonté de développer son offre sur le territoire insulaire.

Après le lancement de douze routes estivales au début de la saison dont une à l’internationale vers Fès au Maroc, la compagnie annonce une « prolongation » de trois lignes pour l’hiver : Bastia-Montpellier, Bastia-Nantes et Ajaccio-Nantes.

Les vols seront disponibles durant les vacances scolaires de Noël et février. Certaines routes seront également programmées dès la deuxième semaine des vacances de la Toussaint.

« Nous avons à coeur de proposer toujours plus d’opportunités de voyages à notre clientèle. Le prolongement à l’hiver de ces trois lignes s’inscrit dans le développement de notre offre en Corse » précise Nathalie Stubler, P.-D.G. de Transavia France.

Rattachée au groupe Air France-KLM, la compagnie low cost opère plus de 100 lignes aériennes au départ de la France. 116 000 sièges ont été proposés cette saison au départ des aéroports de Bastia, Ajaccio, Calvi et Figari.

« L’ambition stratégique du groupe pour Transavia est évidemment la croissance. Dans cet objectif, la Corse nous parait être un marché très intéressant à développer », ajoute Nathalie Stubler.

Un partenariat avec la CCI et les aéroports de Corse

La conférence de presse était également l’occasion pour la CCI de réaffirmer son partenariat avec la compagnie. Dans son discours d’introduction, Jean Dominici, président de l’institution, salue les annonces de l’entreprise : « En cette période où l’incertitude est devenue la règle, se lancer sur de nouveaux marchés c’est se projeter avec beaucoup de détermination et de professionnalisme vers l’avenir. Transavia témoigne ainsi d’un esprit de conquête et d’entreprise qui honorent ceux qui s’y engagent. »

« Dès la première année, la compagnie a proposé des vols sur les quatre aéroports de l’île, ce que personne n’a jamais fait, poursuit Philippe Albertini, directeur de la CCI. De même, les prolongations hivernales faisant suite à une unique saison est une décision inédite sur le marché insulaire. »

Dans le contexte économique et sanitaire actuel, Jean Dominici estime qu’« une offre diversifiée et un développement des liaisons aériennes signifient des retombées économiques au bénéfice des ressortissants. »

Quant aux contrôles sanitaires, la P.-D.G. de l’entreprise l’assure : « Ils sont effectués comme ils doivent l’être et tout fonctionne bien. »

MARIE STOUVENOT

[CORSE-MATIN] CCI Formation Corsica lance son incubateur d’entreprises

Le projet « Business Nursery » porté par la Kedge Business School et le centre de formation CCI Corsica devrait être effectif dès septembre. Au programme, un accompagnement personnalisé sur place et à distance pour tous ceux qui souhaitent créer leur entreprise en Corse.

A l’occasion hier des « Rendez-vous de l’entrepreneuriat » organisés par la CCI de Corse en partenariat avec Interreg Marittimo – projet Success, la Kedge Business School de Bastia du campus CCI Formation Corsica a présenté son nouveau projet : l’incubateur « Business Nursery ».

Objectif ? Aider les jeunes entrepreneurs insulaires à monter leur propre entreprise.

En préparation depuis maintenant cinq ans, le projet devrait voir le jour dès la rentrée prochaine, en septembre 2021. « L’initiative apparaît d’abord comme une suite logique pour une partie de nos étudiants, mais la formation reste ouverte à tous. Le but du programme est d’accompagner n’importe quelle personne qui souhaite se lancer dans l’entrepreneuriat sur l’île », déclare Pascal Agostini, directeur de l’établissement.

« Faire en six mois ce qui est normalement fait en deux ans »

En réalité, il faut distinguer deux formations. La première, le « pré-incubateur », sur une période de trois mois environ. Celle-ci arrive évidemment au tout début du processus. « On intègre ce genre de programme lorsque l’on sait qu’on a envie d’entreprendre, mais qu’on ne sait pas forcément quoi faire ou lorsque notre idée d’entreprise n’est pas vraiment aboutie », explique Feyrouz Tripotin, responsable des programmes d’incubation et d’accélération à Kedge Business School.

L’incubateur accueille, après une sélection, des personnes ayant déjà conscience de la réalité du marché dans lequel elles souhaitent se lancer. « À cette étape, on trouve des gens qui disposent d’informations solides, d’une idée bien construite et réaliste », ajoute-t-elle.

Les participants pourront ainsi développer leur projet durant environ un semestre, aidés par les conseils des professionnels du secteur. En l’occurrence à Bastia, les « experts » présents sur le campus seront là pour orienter les personnes au niveau local et un accompagnement numérique à distance sera proposé par Kedge Business School à l’échelle nationale.

Les protagonistes du projet mettent également en avant une « accélération significative » des résultats. « II faut voir l’incubateur comme une sorte de conciergerie. Lorsque l’on a une demande à formuler, peu importe le domaine ; dans 98 % des cas, l’un des experts de la Kedge Business School pourra y répondre », affirme Julien Dupont, start-up program manager. C’est la force d’une école qui compte plusieurs dizaines de milliers de diplômés, nous sommes présents dans tous les secteurs et notre réseau s’étend à l’international. L’incubateur permettra de faire en six mois ce qui est normalement fait en deux ans sans accompagnement ».

Valoriser le territoire et élargir son réseau

Pour le directeur du centre CCI Formation Corsica, le réseau représente la réelle valeur ajoutée du projet : « En Corse, nous serons les seuls à proposer un réseau aussi large et aussi fourni grâce à la Kedge Business School. Notre objectif n’est cependant pas de promouvoir l’idée d’une startup nation ou autre. Nous voulons simplement que les jeunes entrepreneurs puissent se développer, grandir et réaliser leurs projets de vie ici en Corse. Tout ça grâce au réseau Kedge mais aussi à un accompagnement professionnel, administratif et psychologique adapté au marché local ».

Dans le même temps, les défenseurs du projet expliquent la mise en place d’un cercle vertueux, inhérent au bon fonctionnement de la Business Nursery. « En permettant l’innovation et l’entrepreneuriat sur l’île, nous créons une dynamique attractive qui va pousser au développement économique et donc favoriser la création de nouveaux emplois », conclut Feyrouz Tripotin.

Des appels à candidature seront effectués à travers divers organismes partenaires du centre CCI Formation Corsica. L’objectif serait d’accompagner une dizaine de candidats chaque année.

MARIE STOUVENOT

[CORSE NET INFOS] CCI de Corse : une Kedge business nursery pour les créateurs d’entreprise

Les Rendez-vous de l’entrepreneuriat organisés par la CCI de Corse, en partenariat avec INTERREG Marittimo dans le cadre du projet SUCCESS, ont repris leurs cours ce jeudi 22 juillet 2021 au Campus CCI Formation de Bastia, avec la présentation de la Kedge business nursery et une conférence sur l’intelligence artificielle.

Un peu avant la présentation Jean Dominici, président de la CCI de Corse, avait donné le sens de la matinée en insistant sur l’avènement et l’importance d’une telle structure dans le contexte de crise sanitaire.
Les explications en vidéo de Pascal Agostini, directeur CCI Formation Corsica.

C’est une édition spéciale des « Rendez-vous de l’entrepreneuriat », qui s’est déroulée ce jeudi 22 juillet au Campus CCI Formation de Bastia de Borgo.

La manifestation, présentée par Christophe Graziani, directeur de la direction des entreprises et du territoire – CCI de Corse et Pascal Agostini, directeur CCI Formation Corsica, constituait le point de départ d’une démarche structurante pour la région avec l’ambition de tisser un réseau de partenaires toujours plus étendu pour soutenir la création d’entreprises locales.

Ce maillage territorial fait aussi écho au plan de relance proposé par l’Etat, qui permet à toutes et tous de créer son propre emploi.

Cet événement, organisé par la CCI de Corse, en partenariat avec INTERREG Marittimo – projet SUCCESS, avait donc pour ambition de présenter la nouvelle offre de services à destination des créateurs d’entreprise, dont l’incubateur Kedge Business School, appelé Business Nursery.
Ce sont Julien Dupont, (Startup Program Manager – Kedge Business School), et Feyrouz Tripotin, (Responsable des programmes d’incubation et d’accélération – Kedge Business School), qui, venus en voisins de Marseille, ont disséqué et présenté les atouts du système à un auditoire attentif.
À la suite de cette présentation, Emanuele Barbieri, enseignant à Kedge Business School Campus de Bastia, ainsi que Paul Gimet, professeur et consultant en management de l’innovation, ont animé une conférence sur le thème : “Les nouveaux modèles économiques à l’heure de l’intelligence artificielle ».

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