[CORSE-MATIN] Doper le marché italien en trouvant la bonne formule

[CORSE-MATIN] Doper le marché italien en trouvant la bonne formule

Lors de l’Eductour organisé hier par la Moby et la CCI2B, la destination « bastiaise » a été vendue à une cinquantaine de tour opérateurs transalpins. Mais la concurrence est forte…

Pour assurer la promotion de la destination corse, bastiaise en particulier, un Eductour a été organisé hier dans le cadre d’une minicroisière proposée par la Moby. Pour aller chercher de nouveaux voyageurs italiens, première clientèle touristique étrangère de l’île, les partenaires du programme ont choisi de revenir aux fondamentaux. Ils ont convié une cinquantaine d’agents de voyages et de tour-opérateurs de toute la région italienne mais aussi d’agences allemandes, à venir découvrir le charme de la cité bastiaise et la beauté sauvage du parc Galea à Taglio Isolaccio.

En Italie, ce ne sont pas seulement les blogueurs et influenceurs qui imposent leur circuit et coups de coeur, l’expérience des professionnels du voyage pèse encore sur le marché.

La CCI de Bastia et la compagnie Moby en partenariat avec l’ATC et l’office de tourisme de l’agglo ont donc imaginé un programme pour les convaincre que la destination bastiaise doit être un premier choix pour ces voyageurs… voisins.

Forte concurrence entre les îles…

« Tous les ans, nous organisons ces croisières au départ de l’Italie pour faire connaître Bastia. Ils vont pouvoir découvrir nos paysages, apprécier nos produits du terroir pour vendre notre ville« , explique Fabien Paoli, président-directeur-général de la Moby Corse qui poursuit son développement de liaison sur Bastia et proposera toutes destinations confondues 1 304 rotations.

En débutant le circuit « Légendines », comme en assistant au concert privé de chants polyphoniques, ces professionnels ont pu mesurer l’atout de la destination. Et pourtant, les agences italiennes continuent d’avoir des difficultés à la vendre au groupe. Tiziana Dimalio de chez Promoturviaggio l’explique en partie par un défaut de communication.

« Il manque des voyages organisés coconstruit avec un tour-opérateur ». Un point en passe d’être amélioré. À cela se rajoute la concurrence méditerranéenne. « Ce n’est pas une question de prix mais de mentalité lorsque les Italiens doivent choisir une île, ils optent souvent pour la Sardaigne« .

Pour doper le marché italien et conquérir de nouveaux voyageurs, les acteurs touristiques insulaires devront poursuivre leur « opération séduction ».

Selon les dernières statistiques, seuls 19 % des Italiens en vacances en Corse poussent les portes des hôtels. 32 % préfèrent le camping. La bonne formule reste donc à trouver…

JULIE QUILICI-ORLANDI