CCI 2B

Lancement du projet RéSO TPE/PME

L’Université de Corse et la Chambre de Commerce et d’Industrie Territoriale de Bastia et de la Haute-Corse s’associent dans un programme de recherche inédit, destiné à comprendre et à accompagner le développement de l’écosystème de TPE-PME insulaires : le projet Réso TPE/PME

Aujourd’hui dans la salle du Conseil de l’Hôtel consulaire, le projet Réso TPE/PME a donc été officiellement lancé par le Président Jean Dominici.

Voici son discours :

Je suis très heureux de vous accueillir pour cette conférence de presse qui marque le démarrage du projet RéSO TPE/PME.

Porté par l’équipe « Territoires, Ressources et Acteurs » de l’Unité Mixte de Recherche 6240 LISA CNRS – Université de Corse, en partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bastia et de la Haute-Corse, ce projet de recherche a pour objectif de contribuer à l’amélioration de la compétitivité des TPE-PME à travers une compréhension approfondie et un accompagnement spécifique des stratégies de coopération entre les entreprises du territoire.

D’une durée de 3 ans, ce projet bénéficiera donc de la contribution de 14 chercheurs de l’Université de Corse, de chercheurs des Universités de Montpellier et de Clermont Auvergne, ainsi que de l’appui d’un ingénieur d’études de l’Université de Corse et de 3 techniciens de la CCI.

Il s’inscrit dans l’Axe 3 du PO CORSE-FEDER FSE 2014-2020, et bénéficie du soutien financier de la Collectivité de Corse et du soutien opérationnel de l’ADEC. 

Il se situe dans la perspective dessinée par la Stratégie Régionale d’Innovation de la Corse, pour qui les pratiques coopératives inter-firmes représentent des vecteurs d’innovation et de compétitivité.

Quand l’Université de Corse a sollicité notre Compagnie Consulaire afin de collaborer sur ce projet, j’y ai répondu favorablement car notre expertise dans les différents domaines concernés, notre réseau professionnel, notre connaissance des entreprises insulaires et du terrain permettra d’enrichir les réflexions menées par l’Université et d’assurer l’interface avec les socio-professionnels.

Permettez-moi également de me féliciter de ce partenariat, qui se concrétise par cette une collaboration dynamique autour des problématiques propres et d’enjeux spécifiques à nos entreprises insulaires. 

En effet, l’étude que nous avons réalisée en 2019 afin d’évaluer les impacts de l’insularité et des coûts cachés sur les performances économiques des entreprises corses, nous a permis de produire un argumentaire économique mettant en avant, en les chiffrant, les freins et surcoûts que doivent affronter nos TPE/PME pour exercer normalement leurs activités.

Comprendre comment fonctionnent les entreprises et les accompagner dans la mise en œuvre de dynamiques coopératives apparaît comme une voie privilégiée de renforcement de leur compétitivité.

Le projet RéSO TPE/PME doit donc s’appréhender comme un élément de travail, fruit d’une concertation de l’Université de Corse et des opérateurs économiques que sont l’ADEC et les Chambres de Commerce et d’industrie. 

Il s’inscrit clairement dans une démarche d’identification, de compréhension et de développement de pratiques et de stratégies coopératives qui permettraient aux entreprises de renforcer leur compétitivité. 

A travers :

  • L’identification, l’analyse et la mise à disposition de connaissances scientifiques et opérationnelles,
  • L’accompagnement des acteurs économiques dans le développement de pratiques coopératives. 

Ainsi nous l’espérons, ce projet contribuera à favoriser l’émergence et la réussite de projets de coopération inter-organisationnelles et permettra de renforcer la capacité des TPE/PME insulaires à générer de la valeur ajoutée et ainsi améliorer leur compétitivité.

Il s’agit d’un projet innovant et ambitieux, et bien sûr, je me félicite en tant que Président de la CCI, non seulement d’accueillir la conférence de presse de lancement, mais bien entendu d’y contribuer activement.

[CORSE-MATIN] Les entrepreneurs connectés aux enjeux de la cybersécurité

L’Europe a choisi le mois d’octobre pour édicter les bonnes pratiques de l’hygiène informatique. L’ensemble des professionnels, en particulier des TPE plus vulnérables, ont été invités à une réunion sur le campus CCI de Borgo

Prendre soin de son « moi » numérique en quelques étapes seulement. Un défi moderne pour gérer « une sécurité informatique devenue de plus en complexe et difficile à contrer ».

Le numérique est une révolution extraordinaire qui a ouvert la porte à des risques nouveaux qui peuvent se cacher derrière l’un des 7 milliards d’objets connectés au quotidien.

Des jouets, des accessoires, des outils ou pacemakers. Et, plus il y a d’objets plus il y a de probabilités d’être un jour victime d’un rançongiciel ou encore d’un CryptoLo-
cker. Raison pour laquelle, tous les jours de ce « cyber mois » d’octobre, des ateliers sont organisés dans toute l’Europe pour sensibiliser les professionnels aux risques numériques et les inviter à se protéger d’éventuelles cyberattaques. Hier, c’était le tour du campus CCI formation de Borgo de réactualiser sa page.

Toutes les entreprises, indépendamment de leur taille ou secteur d’activité, ont été invitées à se connecter à cette réalité virtuelle car « toutes sont concernées ». Et pour cause, comme l’a expliqué, Moise Moyal, délégué à la sécurité numérique pour l’ANSSI sur la région Paca Corse, « les attaques sont majoritairement massives et ne ciblent pas une entreprise en particulier. Les attaques principales se font par rançongiciel. Ces virus vont chiffrer les données et demander une rançon pour les débloquer.

« Cela peut concerner un particulier, comme une petite entreprise comme une multinationale, il suffit d’avoir laissé un malware entrer dans le programme d’une entreprise et tout le monde est concerné. »

Ce référent de l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, créée il y a dix ans, connaît la vitesse d’action de ces virus « puissants » et qui peuvent se diffuser très vite.

Il revient alors sur un exemple médiatisé pour attester de l’ampleur des dégâts. Celui d’une entreprise implantée à Clermont-Ferrand, contrainte de mettre la clef sous la porte suite à une attaque rançongiciel. Autre exemple plus local, la cyberattaque qui a visé l’université de Corse.

« Des règles simples »
Des situations qui prouvent que le danger n’épargne pas les TPE, ni les PME. D’autant qu’elles peuvent être des sous-traitants de groupe plus importants et donc considérées comme « le maillon faible vis-à-vis de grandes entreprises qui elles, disposent de services de sécurité informatique dédiés », ajoute Moïse Moyal.

En deux heures, les bons gestes de l’hygiène informatique, nom communément admis pour évoquer les bonnes pratiques numériques, ont été dispensés. Règle numéro 1 : choisir un mot de passe « solide ». Point 2 : sauvegarder régulièrement les données de son entreprise. « Il existe une autre pratique moins intuitive qui est la mise à jour des logiciels. Elles sont utiles car elles corrigent justement des vulnérabilités identifiées », poursuit le délégué à la sécurité numérique de l’ANSSI.

Dans le flot de conseils à retenir, figure aussi la nécessité de vérifier l’origine des émails douteux surtout dans les petites entreprises car « plus on est petit et plus les failles existent, même au niveau des particuliers ». Parce que les professionnels sont obligés de devenir des actifs du numérique pour rester visibles et donc concurrentiels, ils doivent se protéger.

Et la sécurité numérique commence par des gestes simples. C’est l’essence même du message qui leur a été délivré par l’agence nationale.

JULIE QUILICI-ORLANDI

Parce que toutes les entreprises peuvent être victimes d’une « cyberattaque », Moïse Moyal, délégué à la sécurité numérique à l’ANSSI, est intervenu au campus CCI de Borgo. / PHOTOS ANGÈLE CHAVAZAS